Brèves – Finances

Brèves – Finances

Nous abordons ici la finance, et ferons en sorte de couvrir les sujets portant sur la rentabilité, les marges, les budgets, les indicateurs et bien d’autres choses sur ce thème !

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« L’entreprise établit un budget annuel »

Franchement, lorsque vous lisez cette phrase, à quel type d’entreprise pensez-vous ?
Et quelle est l’opinion qui vous vient tout de suite après ? 🧐
Le plus souvent, « budget annuel » est associé à « grande entreprise ». Puis viennent : « paperasserie », « inertie », « bureaucratie », « perte de temps », etc.

En étiez-vous loin ? Oui ? Bravo !

En effet, lorsqu’un budget annuel, ou budget prévisionnel, est mal fait, il est une contrainte sans contrepartie positive. Mais lorsqu’il est bien fait, il permet de :
🔆 Mobiliser l’équipe autour de la performance financière de l’entreprise
🔆 Établir un plan d’action concret renforçant cette performance et améliorant le niveau de trésorerie
🔆 Augmenter l’autonomie des équipes en précisant le champ décisionnel
🔆 Libérer du temps et gagner de l’argent, au final !

La vérité est qu’effectivement, peu de PME utilisent ce levier de performance qu’est le budget annuel. Je pense que c’est parce que la compétence est mal maîtrisée.

Néanmoins, combinez la puissance de cet outil issu des grandes entreprises, à celle de l’agilité des PME, et votre entreprise sera un pur-sang survolté prêt à laisser sur place tous vos concurrents ! 💪

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« Je sais prévoir mes flux de trésorerie futurs »

Ah bravo ! Et comment fais-tu ça ? Parce que moi, la seule chose que je sache, c’est que mon compte en banque se situe très près de la ligne de flottaison… et que ça risque de ne pas s’arranger !!! 😟

Voici une erreur classique dans les TPE et PME. Le dirigeant navigue « à vue », et lorsqu’il a suffisamment de trésorerie, il s’autorise relâche et dépenses opérationnelles. Quand la trésorerie se tend, il sert les boulots, part à la chasse aux créances ou en commercial, et passe des nuits agitées.

Le problème, c’est que ça limite la visibilité et l’anticipation. Cela pousse à rester « réactif » au lieu d’être « proactif ».

Précisons :

🔅 Réactif : c’est agir « en réaction à », c’est être chahuté par son environnement et en perte de contrôle ;
🔅 Proactif : c’est se donner la possibilité de s’organiser en amont, d’anticiper et de garder le contrôle.

Prévoir ses flux de trésorerie futurs, c’est former sa vision à long terme et se donner la possibilité de dessiner les routes qui y conduiront. C’est de la responsabilité du chef d’entreprise que de veiller à ce que ce soit fait.

Mais dans 80% des entreprises, ce n’est pas le cas… Savez-vous pourquoi ?

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« Je passe régulièrement en revue mes indicateurs de tendance (% marge brute, C.A., coûts, productivité …) »

Allez, avouez-le, ça laisse rêveur non ?

Un tableau de bord de pilotage qui vous donne des informations pertinentes et vous aide à maîtriser votre activité : probablement moins de 5% des entreprises en ont un. Mais celles-ci génèrent peut-être plus de 95% de la richesse économique mondiale !

Comment ces données pourraient améliorer votre qualité de vie ?
Et pourquoi sont-elles absentes de 95% des entreprises ? (Alors que franchement, je ne crois pas qu’il n’y ait que 5% des chefs d’entreprises qui souhaitent avoir une vie satisfaisante…)

Les indicateurs permettent de prendre de meilleures décisions. Encore faut-il les bons et bien les calculer. D’où, peut-être, leur rareté.

Je vous invite donc à envisager ces domaines :
🔅 Les finances (rentabilité, productivité, trésorerie…)
🔅 Les ventes (5 leviers, parts de marché, satisfaction client…)
🔅 Les processus internes (délais, innovation, qualité…)
🔅 L’impact sociétal (empreinte, contribution, valorisation des sous-produits…)
🔅 Les ressources humaines (turnover, évolution interne, parité, formation…)

De votre côté, quels indicateurs avez-vous à nous partager ?

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Le calcul des marges : la valse des émotions.

Entre peur, surprise, colère, joie et désarroi profond, le chef d’entreprise est souvent mal à l’aise lorsqu’il s’agit de suivre précisément ses marges. 😲

D’ailleurs, un partage solidaire de bonnes pratiques pourrait aider le plus grand nombre à apprivoiser ce concept sauvage. Que mettez-vous en place, vous, pour connaitre et suivre vos marges ?

Il faut dire que le terme est déjà assez flou en lui-même. Brute, nette, commerciale, opérationnelle, sur coûts variables, etc. Oh ! Que de possibilités !
Lorsque je démarre un accompagnement, j’avoue que je sors souvent mon client de sa zone de confort sur ce point. 🤺 Et les remerciements n’arrivent que plus tard, lorsque les nouvelles compétences sont acquises et que l’entreprise est largement bénéficiaire ! 🌈💰

Et cela n’a rien à voir avec le fait que l’argent soit un facteur de motivation ou non ! Dans les 2 cas, faire une vente qui rapporte est meilleur pour le moral que faire une vente qui met l’entreprise en situation difficile.

Alors de votre côté, quels conseils donneriez-vous concernant le calcul des marges ?

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« Je connais mon point mort. »

Qu’est-ce que ça veut dire ? Que vous avez identifié le virus qui vous pompe toute votre énergie ? Que vous connaissez le boulet qui vous freine ?

Alors ?

De notre côté, connaitre son point mort signifie connaitre son seuil de rentabilité. C’est une donnée essentielle du pilotage de l’entreprise, car il permet :
🔆 de situer la performance commerciale actuelle de l’entreprise et d’envisager les actions correctrices éventuelles,
🔆 de (se) fixer des objectifs de vente pour assurer un niveau de rentabilité correct, ou de réduire les charges pour passer un cap si besoin.

Calculez votre point mort et convertissez-le en nombre de ventes par jour ou par semaine, nombre de clients par mois ou quoi que ce soit d’autre de concret qui vous facilite le pilotage de l’entreprise. Un seuil de rentabilité (un point mort) de 12 clients par semaine sera toujours plus explicite que 1 million d’euros annuels.

💡 Astuce : intégrez votre objectif de bénéfice dans le calcul de votre point mort. Considérez comme une charge fixe le bénéfice que vous souhaitez générer. Ainsi, si vous atteignez juste votre point mort, vous aurez au moins la bonne surprise de réaliser ce bénéfice 😀

A vos calculettes !

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