L’innovation est le fruit direct de la pensée créative. Si une organisation parvient à déchiffrer le code permettant de favoriser la créativité en entreprise, elle s’assure un net avantage concurrentiel. Mais par où commencer ? Pour y répondre, il faut explorer l’équilibre entre les systèmes et l’imagination.
Pourquoi mesurer la créativité en entreprise ?
Pour piloter l’innovation, certains experts s’appuient sur le test TTCT (test de Torrance sur la pensée créative). Conçu par le Dr Ellis Paul Torrance dans les années 1960, ce test visait initialement à mesurer la pensée divergente chez les enfants. Mais qu’en est-il pour les adultes dans le monde professionnel ?
Selon les chercheurs, la créativité en entreprise ne se résume pas à avoir des idées originales : elle implique la production de quelque chose qui est à la fois nouveau et adapté à un usage particulier. Comme le souligne Said-Metwaly dans son analyse sur la difficulté de mesurer la créativité :
« La créativité est, en d’autres termes, la capacité d’être différent d’une manière utile. »
Il existe aujourd’hui plusieurs outils pour aider les chefs d’entreprise à mesurer la créativité ou la pensée divergente au sein de leurs équipes. Ils reposent généralement sur quatre critères fondamentaux :.
- La fluidité : le nombre de réponses ou d’idées qu’une personne, une équipe ou un processus peut générer.
- Flexibilité : la variété des catégories de solutions proposées (combien de types de réponses différents ?).
- Originalité : dans quelle mesure les réponses diffèrent-elles de la norme ?
- Élaboration : dans quelle mesure les idées sont détaillées.
Le paradoxe des systèmes : frein ou catalyseur ?
« Lorsque des systèmes restreignent la liberté de pensée et que des individus perpétuent ces structures par un contrôle excessif, la créativité en entreprise n’a plus de place pour s’épanouir. «
C’est un constat fréquent : beaucoup d’organisations ne recherchent que la cohérence et l’efficacité immédiate. Elles établissent des procédures opérationnelles standard (SOP) pour chaque micro-tâche, ce qui finit par saturer et épuiser l’inventivité des équipes. La surcharge du système embourbe les collaborateurs lorsque chaque étape est cartographiée à l’excès.
Les systèmes ne doivent pas être les tueurs de la créativité. Au contraire, ils doivent être le catalyseur qui favorise la pensée créative. Ils ne sont pas censés ralentir le progrès, mais améliorer la productivité. Pourquoi tant d’entreprises échouent-elles alors ? Simplement parce qu’elles n’ont pas encore trouvé le point d’équilibre entre systématisation et innovation.
Apollo 13 : l’innovation sous haute tension
Pour illustrer cet équilibre, prenons l’exemple de la mission Apollo 13 en avril 1970. Cette expédition historique a envoyé un équipage d’astronautes hautement qualifiés vers la lune. Pendant le vol, un incendie a endommagé les réservoirs d’oxygène, forçant l’abandon de l’atterrissage lunaire.
La situation était précaire. Célèbre pour sa citation « Houston, nous avons un problème », l’astronaute Jim Lovell a signalé l’urgence au centre de contrôle au sol. Les ingénieurs ont alors été chargés de résoudre des problèmes vitaux : manque d’oxygène, réduction drastique de la puissance et une capsule trop lourde pour une rentrée atmosphérique sécurisée.
Consulter les archives de la NASA sur le retour d’Apollo 13
La rigueur au service de l’improvisation
Confrontés à des décisions de vie ou de mort, l’équipe de contrôle au sol et les équipes de soutien ont passé des heures à décomposer chaque processus. Ils ont examiné chaque système pour trouver les réponses vitales qui permettraient à l’équipage de rentrer sain et sauf.
C’est ici le point clé : ils ont utilisé les systèmes et les processus à leur disposition pour faire émerger des solutions. Qu’il s’agisse de la production d’oxygène de secours ou du réacheminement complexe du module autour de la Lune, c’est le cadre qui a permis la créativité en entreprise (ou plutôt, ici, au sein d’une agence d’élite).
Cette mission de sept jours est restée dans l’histoire comme un « succès par l’échec ». La récupération des astronautes dans l’océan Pacifique a suscité une innovation qui a servi de catalyseur aux progrès futurs. La NASA a prouvé que l’on peut résoudre un problème totalement « nouveau » en s’appuyant sur la solidité de ses acquis techniques.
Chez ActionCOACH, nous insistons sur l’importance de systématiser les affaires pour favoriser simultanément l’efficacité et l’imagination. Contrairement aux idées reçues, la structure ne bride pas la créativité en entreprise, elle lui offre un terrain de jeu sécurisé.
Comme le souligne Brad Sugars, fondateur d’ActionCOACH :
« C’est l’un des domaines les plus mal compris de l’entreprise aujourd’hui. C’est pourtant un domaine facile à mettre en œuvre qui rendra votre vie, et celle de votre équipe, tellement plus facile. »
Brad Sugars et nos coachs, ont déjà aidé des milliers de dirigeants à libérer la puissance des processus dans leur organisation ainsi qu’à redonner aux équipes l’espace mental nécessaire pour la résolution créative des problèmes..
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